Le logis de Feusse

Situé au bord d'une route de campagne, le fief de Feusse est acquis vers 1600 par un riche marchand protestant nommé Jean Jousselin. A partir d'avril 1612, il fait reconstruire le logis.
Le logis de Feusse_Saint-Just-Luzac
Le logis de Feusse_Saint-Just-Luzac
Le logis de Feusse_Saint-Just-Luzac
Le logis de Feusse_Saint-Just-Luzac

Dates & horaires

Ouvert du 01/07 au 31/08 le vendredi et les week-ends à partir de 13:00 jusqu'à 19:00 (tous les ans)

Uniquement sur réservation

Descriptif

L’histoire du Château de Feusse remonte au début du XVIIème siècle, alors qu’un riche marchand protestant, Jean Jousselin, décide d’acheter le fief de Feusse (ou domaine). Dès 1612, il dirige la reconstruction du logis, avant de mourir l’année suivante. Le domaine et son château sont alors transmis aux héritiers, de génération en génération.

En 1688, Marie Jousselin et son mari Jean Bernon héritent à leur tour du Château de Feusse, et jouent un rôle décisif dans l’histoire de ce dernier en décidant de l’agrandir. Le logis s’étend vers le nord, les terrasses et jardins sont aménagés et un portail remarquable est édifié, ouvrant l’accès sur la cour d’honneur. L’ensemble du logis forme une cour fermée, si fréquente en Saintonge, pour assurer la sécurite. Marie Jousselin épouse Jean Bernon, pasteur à Saint Just, un peu avant la révocation de l’edit de Nantes en 1635. Bien qu’autorisé à quitter la France, celui-ci n’en fait rien, abjure et reste. Pour prouver l’authenticité de sa conversation il fit construire une petite chapelle au fond du jardin, puis bénie avec l’autorisation de l’évêque de Saintes, le 29 juillet 1710, très peu de temps avant sa mort. Veuf et sans enfant de sa première union, il s’était remarié à Esther Gabiou qui se remaria à son tour, en 1711, à Étienne Chassériaud, bourgeois auquel elle apporta les seigneuries de Feusse et de Fief-Levraud. Suite à un partage passé en 1746, entre
Marguerite Chassériaud, veuve de Charles-Louis Fromaget, écrivain ordinaire de la Marine à Rochefort, Marie Chassériaud, épouse de Jacques-Michel Bréard,
écrivain principal de la Marine à Rochefort et Eustache Chassériaud, le logis de La Feusse échut à ce dernier. Eustache Chassériaud mourut le 19 janvier 1789, sans postérité. Il laissait pour héritiers sa sœur, Marie Chassériaud, veuve de Jacques-Michel Bréard, ancien commissaire de la Marine, puis trésorier de France au bureau des finances de Guyenne, représentée par son fils aîné, Jean-Jacques Bréard, écuyer, seigneur des Portes, et son neveu, Louis Grenier de La Sausaye, chevalier, ancien officier de Dragons et Jean-Pierre Bernard, ancien lieutenant de vaisseau, époux de Marie Fromaget.

Ils mirent le domaine en vente et trouvèrent acquéreur en 1791, en la personne de Pierre Garesché, propriétaire à Marennes, qui leur en offrit
45 000 livres. On pénètre dans la cour du logis par une monumentale porte cochère à pilastres doriques et à fronton brisé. La demeure, au fond de la
cour, est un simple logis à étage, pourvu d’une tour polygonale d’escalier percée d’une porte en plein cintre encadrée par des pilastres, formant la souche ancienne du bâtiment. La grande porte-fenêtre à double battant, donnant accès au vestibule, possédant un chambranle mouluré, surmontée d’un fronton cintré brisé, appartient à une seconde campagne de construction que
l’on peut attribuer à l’extrême fin du XVIIe siècle ou au tout début du XVIIIe siècle. Côté jardin, le logis a été doublé en profondeur, simplement au rez-de-chaussée. Quelques balustres de pierre témoignent d’un aménagement du jardin qui semble contemporain de la grande porte du vestibule. Au fond du jardin, dans un angle du mur d’enceinte, subsiste la petite chapelle
construite pour Jean Bernon, bénie en 1710. (1)

La construction est soignée mais modeste, en moellon; elle est dotée d’ une ceinture de pierre de taille moulurée Il subsiste quelques balustres de l’aménagement du jardin.

Les portes d acces au hall et à la tour possèdent un encadrement et un fronton fortement moulurés dans lequel s’inscrit leur blason.

Des éléments préservés et classés Monument Historique :

Suite au décès de Jean Bernon (lui-même veuf et remarié) en 1712, le Château de Feusse change de famille en revenant à une nièce de sa seconde épouse, issue du second mariage de cette dernière. Depuis, le lieu est transmis puis acquis successivement par différents propriétaires, qui parviennent à préserver certains de ses éléments historiques remarquables.

Le 11 octobre 1984, la chapelle est inscrite au titre des Monuments Historiques.

Le 16 janvier 1989, d’autres éléments la rejoignent et reçoivent cette distinction :

Le porche d’entrée somptueux, qui s’ouvre sur une cour carrée
entourée du Château de Feusse et de ses annexes.
Les façades et toitures du Château de Feusse, du côté de la cour.
Le vestibule d’entrée et le salon du Château, ainsi que leurs boiseries peintes, datées de 1699. Celles-ci représentent des
paysages à l’italiennes, des scènes de batailles et des allégories. Le plafond coloré, quant à lui, représente le Temps.

Enfin, parmi les éléments architecturaux remarquables du Château de Feusse se trouve une tour adossée au bâtiment principal, avec un escalier à vis montant jusqu’aux combles et offrant un vrai voyage dans le temps.

Localisation

Le logis de Feusse Rue du 19 Mars 196217320, Saint-Just-LuzacFrance

Itinéraire

Caractéristiques

Équipements
Parking
Langues parlées
Français
Environnements
A la campagne
Visites
Visite possible
Oui
Prestations visites individuelles
Visites individuelles libres sur demande
Prestations visites groupées
Visites groupes libres sur demande
Langues visite
Français
Thèmes
Patrimoine historique
Château
Catégories
XVIIe siècle

Tarifs

Gratuit

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