Le patrimoine maritime

Essentiellement tourné vers la mer, l'île d'Oléron et le bassin de Marennes se distinguent par son riche patrimoine notamment le patrimoine maritime intiment lié à l'histoire de ce territoire. Du Phare de Chassiron au Moulin des Loges, cap sur ce qui a contribué à notre histoire maritime.
 

Le Phare de Chassiron

En service depuis 1836 pour guider les marins entrant dans les eaux du Pertuis d'Antioche, le phare de Chassiron domine la pointe nord de l'île d'Oléron avec ses 46 mètres de haut. Rayé tel un bagnard, le phare de Chassiron abrite un parcours spectacle, véritable circuit "vivant" retraçant l'histoire d'un jeune naufragé ainsi que qu'une boutique thématique. Après avoir gravi ses 224 marches, vous découvrirez un panorama exceptionnel sur l'île d'Oléron, la balise d'Antioche, La Rochelle, les îles de Ré et d'Aix et bien sûr l'océan... Finissez votre visite en passant par jardins du phare aménagés en forme de rose des vents. Le phare est ouvert à l'année. 

 

 

Le Moulin des Loges

A Saint-Just-Luzac, au coeur des marais de la Seudre, se dresse l’un des derniers moulins à marée d’Europe affrontant vents et marées pour fabriquer sa farine : le Moulin des Loges. Abandonné, pillé et sombrant dans l’oubli au début du XXème siècle, ce patrimoine fut réhabilité dans les années 2000 par le Conservatoire du Littoral pour ouvrir ses portes aux visiteurs avec la volonté de sensibiliser le public à la richesse du patrimoine local et des marais de la Seudre. Fruit d’un travail d’investigation sur le passé, le mécanisme intérieur est refait à l’image en 2006, à l’image de ce qu’il était au Moyen-âge. De site abandonnée, le Moulin des Loges devient alors un site touristique mais aussi un lieu d’exposition et d’animations.
 

A marée montante, l’eau arrive par un petit chenal et vient alimenter une réserve. A marée descendante, il suffit de laisser s’échapper l’eau de la réserve du côté de la vanne. La pression entraine une roue qui actionne le mécanisme et fait tourner les meules. A noter enfin que les environs sont d'une grande richesse au niveau de la faune et de la flore. En effet, les marais de la Seudre abritent de nombreuses espèces d’animaux et de plantes. Les chanceux pourront observer la loutre, la tortue cistude, le busard des roseaux ou le magnifique gorge bleue. Mais il est plus courant de surprendre les limicoles et les échassiers comme les hérons, les aigrettes garzettes, les chevaliers ou les spatules s’alimentant dans les bassins peu profonds du marais. Le site est ouvert d'avril à octobre et des démonstrations de meunerie y sont également proposées (sur réservation).
 

Le chantier Robert Léglise

L’association Chantier naval Robert Léglise – Patrimoine Maritime Oléronais est née en 1995 et il s'agit peut-être dernier témoignage local de la construction navale en bois. Grâce à elle, le chantier naval centenaire du port du Château d’Oléron a été sauvé, réhabilité, et nombre de bateaux traditionnels de l’île y commencent une seconde vie. L'association œuvre à l’entretien et à la réparation de bateaux traditionnels charentais. C’est tout un monde passionnant, ressuscité par des outils, des photos, des plans, des gabarits et les gestes ancestraux des charpentiers de marine, que vous pourrez découvrir ici. Le chantier vous ouvre ses portes toute l’année le mercredi matin de 9h à 12h et ponctuellement sur rendez-vous pour les groupes de 10 personnes minimum.
 

 

Les écluses à poissons

En vous promenant le long des côtés oléronaises, plutôt au nord de l'île, vous remarquerez peut-être à marée basse, des murets de pierres qui s’avancent vers le large en forme de fer à cheval. Ces constructions en pierres sont des écluses à poissons ou plus simplement des pièges à poissons fixes. Sur le rivage oléronnais, partout où la côte était rocheuse et où il y avait des pierres, on trouvait des écluses. Elles sont construites avec des pierres de côtes empilées de telle manière qu’elles puissent résister aux assauts de la Mer. Ces énormes masses de pierres, sont réalisées sans aucun lien et deviennent fragiles dès que l’on déplace une de leurs pierres. Leur rôle principal est, bien entendu, la prise du poisson mais elles servent aussi de brise-lames en atténuant l’érosion marine sur les falaises et sur les plages. Leur système est simple, le poisson entre dans l’écluse à marée montante et s’y retrouve piégé à marée descendante surpris par l’écoulement rapide de l’eau par le bouchot d’écluse. Il ne reste plus qu’au pêcheur d’aller chercher les poissons piégés. Jusqu'au XIXe siècle, on comptait près de 240 écluses en activité contre 17 aujourd'hui. Ces dernières sont entretenus par des bénévoles et passionnés qui travaillent à maintenir cette tradition vivante. Attention, il est strictement interdit de pêcher dans ces écluses à poissons ni même de monter dessus.