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Saint-Sornin

Jusqu’en 1902 la commune voisine de Nieulle sur Seudre était rattachée à celle de Saint-Sornin qui conserve malgré tout de nombreux hameaux. Le village par lui-même a conservé l’authenticité qui fait tout son charme : ruelles fleuries et, au milieu de la place, une superbe église romane : Saint-Saturnin.
 

Présentation :

Le calme et le charme du village, avec ses bois, étangs et marais sont devenus des atouts touristiques. Les belles maisons vigneronnes en pierres apparentes séduisent les vacanciers. Cadeuil , hameau de Saint-Sornin, se trouve à l'intersection de deux voies très anciennes, l'une menant de Royan (importante place forte au Moyen Age, point de passage obligé vers Bordeaux) à Oléron, et l'autre de La Rochelle à Saintes. Aux angles du carrefour, auberges et relais de chevaux attestent de l'importance du trafic : ce sont aujourd'hui encore des restaurants.

De Broue à Cadeuil, les terrains sont composés de couches de sables et d'argiles presqu'entièrement boisés. L'argile est extraite depuis l'époque romaine pour la fabrication de tuiles et terres cuites. Il y eu plusieurs carrières à Saint-Sornin dont la " Carrière de l'Enfer " : la pénibilité du métier de carrier lui a peut-être valu ce nom. Elle est exploitée depuis l'époque gallo-romaine. Elle a contribué à la construction de Brouage. Exploitée en champignonnière dans les années 1930, elle sert aujourd'hui de gîte à de nombreuses espèces protégées de chauves-souris.
 

Un peu d'histoire :

L'histoire glorieuse de Saint-Sornin, siège du prieuré le plus important des possessions de l'Abbaye aux Dames en Terre de Marennes, s’achève en 1403 quand des troupes anglaises détruisent le clocher de l'église, et le chœur du même coup : la prieure transporte alors sa Cour au prieuré de Saint-Pierre de Salles à Marennes. En 1568, le pays s'embrase aux côtés des Princes Protestants lors du sanglant combat du " Pas de Saint-Sornin ".

Devant la dégradation de l'activité saunière au fond d'un golfe envasé, il reste à Saint-Sornin la mise en valeur de ses terres hautes. Au XVIII° siècle, la prospérité revient avec la production céréalière et vinicole. De grands domaines se développent. La distillation et la production d'eau-de-vie apportent à la bourgeoisie terrienne une véritable opulence. D'élégantes maisons en pierre, des fermes cossues s'élèvent un peu partout sur la commune.

Au XIX° siècle, Saint-Saturnin est l'unique paroisse de tout le territoire de Saint-Sornin-Nieulle. La création de la paroisse de Nieulle en 1861 prive l'église Saint-Saturnin de revenus importants. Du coup, les rapports entre les deux villages se tendent jusqu'à devenir impossible. La séparation en deux communes distinctes est effective en 1902.
 

Patrimoine

L’église Saint-Saturnin : L'église du XI° siècle, donnée par Geoffroy Martel, duc d'Anjou à l'abbaye aux Dames, est reconstruite au XII° siècle, avec un riche décor sculpté. Malgré les destructions lors des Guerres de Religion, il reste de cette église une travée de la nef ainsi que le transept, avec de très beaux chapiteaux aux décors de palmettes, de lutteurs et de lions affrontés, ainsi qu'une superbe coupole octogonale sur trompes, d'un effet décoratif très original. De l’ancien prieuré attenant autrefois à l’église ne subsiste presque rien : une partie du porche surmonté de merlons du début du XVII° siècle. Du côté Nord de l'église, se trouvaient des halles en bois, où se tint le marché autrefois.

Le domaine de La Mauvinière : L'origine du nom est incertaine : peut-être " la mauvaise vigne " ? Le domaine, dont l'existence est attestée au XVI° siècle, est anobli au début du XVII° siècle, et reconstruit un peu plus tard. La date de construction de 1676 apparaît au dessus du porche, avec un rébus " AN LARMES, IE CONSIDERE LE MONDE CHRETIEN ". Le domaine comprend un pigeonnier en pierre de taille, aujourd'hui en ruine. Le domaine, de plan carré et à cour fermée comme il est fréquent en Saintonge, conserve un pan du logis du XVII° avec une grande cheminée blasonnée, ainsi qu'une belle fontaine couverte d'un dôme galbé, dit " à l'impériale ", de la même époque (Inscrits au Monuments Historiques).

​La tour de Broue : ce donjon témoigne de l'ancienneté et de l'importance de l'activité saunière dans le golfe de Brouage dès le Haut Moyen-Age. Dominant le golfe de Brouage de 27 m (point culminant du bassin) il est le vestige d'un château fort construit au XII° siècle sur une motte artificielle protégée d'un fossé. De l'enceinte de 7 m de haut, subsistent ses bases, munies de tours carrées. Le rez-de-chaussée, aveugle, servait d'entrepôt d'armes et de vivres. A l'étage, la vaste cheminée à colonnettes et les grandes baies cintrées sont les seules marques du confortable logis seigneurial. 

 

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