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Le Gua

Le Gua est la commune la plus orientale du bassin de Marennes. Elle en possède les caractères bien marqués par la rencontre des eaux salées et des eaux douces, avec une diversité de paysages et d’activités humaines typiques.
 

Présentation :

Le territoire de Le Gua est idéalement placé au croisement de deux axes importants : La Rochelle-Royan et Oléron-Saintes. Cette situation, liée à l’éloignement des grands centres urbains, a permis à la commune de conserver une belle activité commerciale au sein de son bourg et de sa périphérie avec des commerces spécialisés. La commune fait ainsi aujourd’hui partie des pôles économiques des environs. La commune présente l’originalité de compter plusieurs centres de vie. Les villages de Châlons, Souhe, Saint Martin du Gua, Monsanson et Dercie rassemblent près de la moitié des habitants. Comme ailleurs, les villages sont devenus surtout résidentiels. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, on y trouvait tout ce dont on a besoin. Saint Martin, par exemple, comptait avant la guerre, trois cafés, un mécanicien, une boulangerie, deux épiceries, et il était encore possible de se faire coiffer ou d'acheter de la quincaillerie.
 

Un peu d'histoire:

Ces noms figurent dans l’acte de donation qui fut fait, en 1047, à la nouvelle abbaye aux Dames de Saintes. Il s’agit de Saint Martin du Gua et de Le Gua, dont l’église est vouée à Saint Laurent, où se trouvait un prieuré : il en reste des vestiges du XVe siècle. C’est dire l’ancienneté des villages qui forment la commune. Plus tard, au XIIe siècle, la prospérité et l’augmentation de population ont entraîné la création de nouvelles paroisses : Faveau et Dercie (églises du XIIe siècle). Le développement de Souhe est plus tardif, il remonte au XVIIe siècle, avec le repli des protestants après la Révocation de l’Edit de Nantes, puis la construction d’un temple et d’une école au XIXe siècle. Après la crise du phylloxéra, les vignobles arrachés sont devenus des prairies d’élevage. La production laitière a pris une importance telle qu’une laiterie coopérative a vu le jour en 1912 pour fabriquer du beurre et de la caséine. Agrandie plusieurs fois, on y a produit du lait en poudre : l’époque était à la surproduction, et le lait s’exportait. Plus de 150 personnes y travaillaient.
 

Patrimoine :

Les « saloches » : ou « gabirottes » auraient servi à stocker le sel ou d’abri supposé aux douaniers pour surveiller les transports et chargements de sel. Au vu des photos prises dans les années 1900, les « gabelous » se mettaient à l’abri dans des cabanes en planches et branchages. Construites sur les bosses avec des moellons portés à bras d’homme, leur hauteur intérieure ne dépasse pas 1 m 60, et leur superficie 1 à 2 m² : elles sont trop exiguës pour avoir servi à l’usage qu’on leur prêtait.

​L’église Saint-Laurent : l’église originelle, probablement du XIe ou XIIe siècle a subi d’importants dommages lors des Guerres de Religion. N’en subsiste aujourd’hui qu’une partie du clocher, d’une architecture peu commune pour la région et qui fut fortifié pendant la guerre de cent ans. Le reste de l’édifice a été reconstruit au début du XIXe siècle et légèrement déplacé par rapport à son emplacement d’origine. Ainsi le clocher qui se trouvait à la croisée des transepts se retrouve aujourd’hui sur le flanc sud de la nef. La façade, de style néo-classique, n’est pas dépourvue d’élégance. L’intérieur, XIXe, est bien dans l’esprit de l’époque.
 

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