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Site touristique officiel de l'île d'Oléron / bassin de Marennes

Le Grand Village Plage

Le Grand-Village-Plage est situé entre Saint-Trojan-les-Bains à l’ouest, Le Château d’Oléron à l’est et Dolus d’Oléron au nord.

PRESENTATION :
Charmante petite station balnéaire entre océan, marais et grande forêt de pins, Le Grand-Village-Plage recèle des richesses insoupçonnées. Bien-sûr des plages, parmi les plus belles de l’île d’Oléron, mais aussi des sites de visite incontournables. De petite superficie, 6 km2, la découverte
de la commune peut se faire à vélo, ou même à pied. Pistes cyclables, sentiers pédestres et parcours sportifs sillonnent Le Grand-Village-Plage d’est en ouest et du sud au nord. Baignade, surf (spot réputé), char à voile, randonnée pédestre, vélo, tennis…Voici une destination
« naturellement sportive ! »
.

UN PEU D’HISTOIRE :
C’est en 1951 que Le Grand-Village-Plage voit le jour.
Jusque là rattachés à Saint-Trojan-Bains, quelques hameaux éloignés du bourg,  Grand-Village, Petit-Village, Trillou,
Les Allassins, Le Maine, s’en séparent alors. Les activités des villageois de l’époque étaient essentiellement l’agriculture et la viticulture. Plus tôt dans l’histoire, la saliculture
avait tenu une place prépondérante. D’ailleurs, la toponymie des lieux le rappelle : « Les Allassins » est une déformation de « Le Sallassin », l’endroit où l’on produit le sel. Ayant d’abord rencontré des difficultés financières,
la commune bénéficiera du développement touristique. Un grand-villageois a beaucoup œuvré pour entretenir les traditions  oléronaises, il s’agit d’André Botineau. Il est le fondateur du groupe folklorique « Les Déjhouqués ».
Son ambition était de faire connaître et d’éviter que l’on oublie les coutumes locales, le patois, danses et chants
de l’île d’Oléron. Ce sont « Les Déjhouqués » qui ont construit et entièrement aménagé la « Maison Paysanne ».

PATRIMOINE :
Edifiée à partir de 1974, la « Maison Paysanne », ferme oléronaise et ses dépendances typiques d’autrefois, renferme une collection ethnographique d’une grande richesse. Mobilier, outils, ustensiles, la « thieusine » (cuisine) présente un intérieur oléronais traditionnel des siècles passés. Sur un des murs, à l’extérieur, se dresse une « perche à poissons ». Les anciens avaient l’habitude d’y suspendre leur pêche, à quelques mètres de hauteur. Ainsi,
le poisson séchait au gré de la brise marine, hors d’atteinte des chats et trop haut pour que les mouches puissent pondre dessus. Un des bâtiments accueille le musée de la coiffe et du costume. Y sont exposés des vêtements oléronais de fête ou de travail, d’hommes, de femmes, d’enfants et un large éventail des coiffes anciennes dont la très fameuse « quichenotte ».
A petit village, « Le Port des Salines » présente un marais salant de type oléronais comme ceux qui ont couvert
le sud de l’île d’Oléron pendant des siècles. En activité, on peut y voir le saunier cueillir la fleur de sel et récolter le gros sel en fin de journée pendant la période estivale (un spectacle en soi). Le grenier à sel, dans lequel il stocke sa production, lui sert également de magasin pour la commercialiser. Des visites guidées du marais salant sont proposées pour tout apprendre sur ce savoir faire séculaire. Sur le site un éco musée retrace l’histoire de la saliculture et de l’ostréiculture, activité qui lui succéda. Des expositions temporaires et des animations
y sont régulièrement organisées. Une fois par semaine
« Le Port des Salines » devient le cadre d’un marché fermier à ne pas manquer pour le plaisir des yeux…
Et des papilles ! Un sentier d’interprétation, des pistes cyclables et des locations de barques permettent au visiteur
de découvrir l’endroit librement et à son rythme. Crée en 1990, « Le Port des Salines » fait partie du réseau des
« Pôles Natures »
de Charente Maritime.
La chapelle St-Joseph, à l’entrée du village, est de style néo-gothique. Les registres paroissiaux attestent de son existence dès le XVIIIe siècle. Les enfants sortant de l’école avaient pris pour jeu de faire tinter la cloche de la chapelle en lançant des cailloux dessus. Au fil du temps, le poids des projectiles amassés sur la toiture provoqua son effondrement. Au début du XIXe la chapelle était en ruine. Le curé de la paroisse, Jacques Antoine Ayraud, décide sa reconstruction et les travaux débutent en 1809. Certains grands-villageois fournissent les matériaux tandis que d’autres apportent
une contribution financière. Bien vite, la bonne volonté et la générosité des habitants décroissent et le chantier s’interrompt. Quelques « bonnes âmes » permettront son achèvement. C’est un peintre local, Elie Murat, qui en 1990 a enluminé l’intérieur de la chapelle de superbes fresques représentant des scènes de vie des grands-villageois.