Le Château d’Oléron est situé à l’extrémité sud-est de l’île d’Oléron. Chef-lieu du canton sud, c’est la deuxième ville
la plus importante de l’île en termes de population. Cette « capitale » ostréicole offre de multiples facettes et une très grande richesse patrimoniale et historique.
PRESENTATION :
Si la saliculture a marqué l’histoire du Château d’Oléron, c’est aujourd’hui l’ostréiculture qui est l’activité prépondérante de la commune. Le commerce, très dynamique, et les chantiers navals sont des secteurs également importants. Le marché dominical attire du monde de toute l’île et du continent. Cette ville fortifiée est accessible par deux portes, au sud celle d’Ors, du nom du village sur lequel elle donne. Au nord, c’est la porte de Dolus.
UN PEU D'HISTOIRE :
Une ville nouvelle du XVIIème siècle a pris lieu et place d’une grande partie de l’ancien bourg. Son nom lui vient de l’ancien château médiéval des ducs d’Aquitaine autrefois bâti à l’emplacement de l’actuelle citadelle. L’endroit fut peuplé dès la préhistoire. Des fouilles ont permis de mettre à jour divers objets datant de cette époque. Au premier
siècle, les romains
y construisirent un castrum. Fortification romaine, médiévale ou du XVIIème prouvent l’importance stratégique du site, en aplomb du coureau d’Oléron.Le Château d’Oléron
est la « capitale » historique de l’île d’Oléron.
PATRIMOINE :
La citadelle du Château d’Oléron est un site de visite incontournable pour qui est
de passage sur l’île d’Oléron. Richelieu ordonna sa construction qui commença
en 1630 sur les vestiges de l’ancien château médiéval. Ce dernier avait été ruiné
durant les guerres de religions lors d’une bataille entre Agrippa d’Aubigné, le huguenot,
et François d’Espinay de Saint-Luc, gouverneur de Brouage la catholique. Pierre d’Argencourt fut le premier envoyé sur place. Le chevalier Louis Nicolas de Clerville
lui succéda et l’ouvrage fut modifié, agrandi et achevé sous les ordres de Sébastien
Le Prestre de Vauban. Entre temps, la vocation de la place forte avait changé.
Elle venait dorénavant s’insérer dans le système de défense de l’Arsenal Royal
de Rochefort, ordonné par Colbert en 1666. En 1694, à l’achèvement du Fort Louvois,
on croisait les tirs des canons des deux fortifications. Le coureau d’Oléron était
« verrouillé », les navires ennemis ne pouvaient plus le franchir et menacer Rochefort.La place forte fut partiellement détruite lors du bombardement allié du 17 avril 1945.
Les halles au marché occupent le centre ville. Sur le pignon deux dates sont visibles : 1771 et 1891.
La seconde correspond à la construction des halles actuelles ; la première à
celles
qui les ont précédées.
La fontaine publique, juste devant les halles est l’œuvre d’un compagnon
du devoir du tour de France, Jean Paillé. D’un mélange des styles renaissance et baroque, elle est ornée de sculptures autour de thèmes marins. Datant de 1851, elle a été classée monument historique en 1937.
Le
port ostréicole du Château d’Oléron est un lieu
de balade incontournable. Beaucoup d’anciennes cabanes ont été restaurées et servent aujourd’hui d’ateliers à des artistes qui y exposent leur travail.
L’église Notre Dame de l’Assomption, commencée
en 1700, attendra 1883 pour se doter d’un clocher.
Les églises médiévales de la cité avaient été détruites lors des travaux d’extension de la citadelle. A l’intérieur,
on peut admirer des œuvres d’Omer Charlet, peintre
né au Château d’Oléron en 1809, élève d’Ingres
et plusieurs fois médaillé au Salon.
LES VILLAGES :
Comment évoquer Ors sans parler de son chenal et de ses cabanes ostréicoles multicolores. A la marée, voir sortir
les plates vers le coureau est un vrai spectacle. A La Chevalerie, au détour des ruelles, certaines maisons présentent des styles architecturaux des plus surprenants. La Gaconnière, Le Petit et Le Grand Gibou, La Renisière…autant de villages satellites autour du Château d’Oléron qui méritent que l’on prenne le temps de les visiter.