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Patrice Saintespes

Oléronais de cœur depuis 26 ans, je me suis rapidement attaché à connaître l’histoire et le patrimoine de l’île d’Oléron et du bassin de Marennes. Guide à la Maison du Tourisme, mon métier me permet, aujourd'hui, d'allier mes deux passions en partageant mes connaissances avec des personnes curieuses de découvrir le territoire et ses nombreuses richesses.

Pierre Louis Omer Charlet

Le 17/12/2016 à 17:06
Pierre Louis Omer Charlet est un peintre né au Château d’Oléron le 2 janvier 1809 et mort à Paris en 1882. Elève d’Ingres, il entre  à l’Ecole des Beaux-Arts en 1833. Il a exposé au salon de Paris en 1841 sous le nom d’Omer Charlet. Il fut médaillé lors de ce salon et plusieurs de ses œuvres furent achetées par l’Etat. La Charente Maritime en a conservé de nombreuses. Il est possible d’en admirer certaines dans les musées de La Rochelle, Rochefort ou dans des églises de l’île d’Oléron et de Marennes.
Ainsi, dans l’église Notre Dame de l’Assomption, au Château d’Oléron, on peut voir trois de ses tableaux. Un premier représente Sainte Thérèse d’Avila, un second l’apôtre Pierre et le dernier les trois vertus théologales : la foi, la charité et l’espérance.
Dans l’église de Saint-Trojan les Bains, une œuvre d’Omer Charlet figure Notre Dame des Tempêtes alors que dans celle de Marennes une autre met en scène le martyre de Saint André.
La plus intéressante de ses peintures reste certainement celle que l’on peut contempler au-dessus du maître autel de l’église Saint André de Dolus d’Oléron. Autour de la vierge à l’enfant, l’artiste a représenté Saint Denis, Saint Pierre, Saint Georges et Saint Trojan, des noms ayant une certaine résonnance sur l’île d’Oléron…
 

La lanterne des morts de Saint-Pierre d'Oléron

Le 25/11/2015 à 13:53
La Lanterne des morts se dresse place Camille Mémain, à Saint-Pierre d’Oléron. Il en existe quelques dizaines en France, essentiellement dans l’Ouest (duché d’Aquitaine du Xe siècle).
Ce monument funéraire est construit sur l’ancien cimetière du village. Il prend la forme d’une tour octogonale de plus de 20 mètres de haut et date de la fin du XIIe siècle, il est de style « Plantagenet ». Au sommet, dans le lanternon une flamme était allumée pour commémorer l’âme des morts. A l’intérieur, un escalier à vis permet d’accéder au lanternon. A son pied, un autel en plein air où la messe était dite le jour des morts, lendemain de la Toussaint et lors des enterrements. Le monticule sur lequel la lanterne est bâtie est constitué d’un ossuaire, provenant de l’ancien cimetière. A mi-hauteur du fût, un larmier protège l’autel des eaux de pluie. Dans le cas présent il est plus décoratif que réellement efficace. Généralement hautes de quelques mètres à peine, celle-ci détient un record : c’est la plus haute de France.

 

La Villa Loulou au Vieux-Chapus

Le 05/12/2014 à 16:06
​En sillonnant les ruelles du Vieux Chapus, il est intéressant de regarder leur nom. Rue des mousses, rue des pilotes, rue du port, rue des pêcheurs… Nul doute nous sommes bien sur l’ancien port de pêche aujourd’hui déplacé à la pointe du Chapus, en face de Fort Louvois. Au détour de la place des pilotes se trouve une maison pour le moins surprenante. A l’instar de Chartres et sa maison « Picassiette », le vieux Chapus a sa villa « Loulou ». A l’origine, cette maison du début du XXe siècle se nommait « Blanche ». Lorsque Mr Palin, son actuel propriétaire, la rachète, il la rebaptise villa « Loulou », du petit nom de son épouse. Ayant traversé le Portugal à de multiples reprises, sans doute Mr Palin fut-il influencé par l’architecture locale et ses fameux azulejos. Ainsi commença-t-il à recouvrir cette maison, extérieur et intérieur, de morceaux de faïence trouvés ça et là. Ce travail lui a pris plus d’une vingtaine d’année. Dans ces véritables mosaïques de carrelage, on peut reconnaitre les mouettes (verte et bleue), logo du département de la Charente-Maritime et le pictogramme des huîtres Marennes-Oléron. Mr Palin, ostréiculteur en retraite, avait sa cabane à la pointe du Chapus, cabane qu’il avait baptisée, non sans humour : la cabane à Lapin.

 

Les halles de Marennes

Le 20/07/2014 à 21:36
Cette semaine, je suis allé faire mon marché à Marennes. J’ai donc eu l’occasion de découvrir les halles, rue Dubois-Meynardie, récemment rénovées. Superbes ! Elles sont de la fin du XIXe siècle et de type « Baltard ». Un savant mélange de métal, de fonte et de verre, une couverture en zinc et des persiennes de bois, architecture et matériaux très en vogue à cette époque. Une première restauration dans les années 80 avait éloigné les halles de leur architecture d’origine. Cette dernière rénovation, confiée à l’architecte rochelaise Sophie Blanchet est une réussite. Côté Rue Dubois Meynardie, la toiture se prolonge en auvent pour un déballage en extérieur mais couvert, un  peu à la façon d’un kiosque. Le bâtiment a retrouvé sa splendeur d’antan. Rue Le Terme près des halles, on peut voir la belle façade de la Maison Richelieu : c’est une des plus anciennes demeures de Marennes. Edifiée vers 1650, elle fut la propriété d’un intendant de Richelieu. Elle fut pillée et incendiée pendant la Révolution. Plus tard elle a été transformée en quincaillerie. Elle conserve malgré tout sa façade Renaissance avec, aux deux extrémités, des gargouilles à têtes de lions. Cette maison est classée Monument Historique depuis 1981. Dans le centre de Marennes, on peut admirer de magnifiques maisons ou hôtels particuliers.
 

Le moulin de La Brée les Bains

Le 07/01/2014 à 10:13
Ce week-end, en faisant du vélo sur le nord de l’île d’Oléron, je suis passé à côté du moulin de La Fontaine à La Brée-les-bains. Dernier moulin oléronais encore doté de son mécanisme, il daterait du XVème siècle. Il s'élève sur trois niveaux à retrait : le deuxième étage abritait les meules, le premier était réservé à l'arrivée de la farine et à la mise en sac tandis que le rez-de-chaussée était destiné au stockage des sacs de blé et de farine. Moulin à onglet, il est couvert d'une calotte en tuiles de châtaigner pouvant tourner à 360°. Si à l’origine, les ailes du moulin étaient tendues de voiles, c’est au XIXème siècle qu’il adoptera ses ailes planchettes du type « Berton ». A l’intérieur de nombreux graffiti seront bientôt visibles. Autrefois privé, il a été racheté par la communauté de communes de l’île d’Oléron et la municipalité de La Brée-les-bains en juillet 2012. Le moulin et ses dépendances seront prochainement réhabilités et ouverts à la visite. Après le remplacement de certaines pièces du mécanisme on devrait pouvoir y faire des démonstrations de meunerie.

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