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Bilout

Ha!!??... Vous ne me connaissez pas? Remarquez moi non plus, mais c'est parce que je ne me suis pas présenté... Je suis civilement reconnu sous le patronyme de Philippe Couteau... enfin je vous dis ça, mais peu de gens me reconnaissent sous ce nom. Si je dis Bilout... ça parle plus, même si ça ne dit toujours rien à certains... je ne suis pas sûr d'être bien clair là aussi.

Bon résumons nous, je suis Oléronais, né en 1959 (la meilleure année pour les Cadillac selon moi) je suis comédien, humoriste saltimbanque auteur de BD, conteur, plus si affinité. Je vous invite à me suivre à la découverte de petites choses concernant notre joli patrimoine... bon on en reparle... à très bientôt !

Oléron autrefois

Le 17/12/2016 à 17:19
A l'heure où l'on s'interroge au sujet du viaduc, je vous propose de revenir au début du 20ème siècle où Oléron se méritait !! La descente depuis Paris n’était pas une sinécure dans des voitures qui tressautaient sur des routes dont les nids de poules torturaient les amortisseurs…enfin si on peut parler d’amortisseurs sur les voitures de l’époque.
Après avoir franchi le pont transbordeur de Rochefort sur mer, ce qui a valu quelques temps d’attente, nous voici arrivés au Chapus  (photo 1) face à Oléron et prêts à embarquer….raté !! Le dernier bateau vient de partir !!! Vous pourrez toujours vous consoler en déjeunant à l’hôtel Terminus. Auvray Soulard propose un menu à partir d’un franc cinquante, il possède aussi le café des bains sur la plage de Marennes… c’est une multi communale quoi !
Vous pouviez également arriver par le train, (photo 2) dont les horaires bien sûr n'étaient pas compatibles avec ceux de la marée, et comme rien ne correspondait à rien votre patience devait être compatible avec tout, ce qui correspond à vous dire que la relativité du temps ici n’était pas un vain mot.
Les 5 bateaux de la « compagnie oléronnaise » (on l’écrivait avec deux n autrefois) fondée par André Bouineau sont à votre service. Il n’y a que l’embarras du choix …enfin si vous êtes à l’heure !! Nous assistons là à l’embarquement d’une torpédo qui va faire fureur sur les routes de l’île 
Les bateaux de la compagnie étaient aussi des bateaux de marchandises  comme le Gaston Bouineau (photo 3) Ne soyez pas inquiets si vous êtes en rade « L’éclair et le rapide » reviendront dès que la marée le permettra.
Quand la mer est trop basse les bateaux abordent tout au fort Louvois, ce fort fût achevé en 1695 et permettait aux tirs des canons (peu puissants à l’époque) de croiser le tir avec ceux de la citadelle du Château et ainsi d’interdire aux vaisseaux ennemis d’entrer dans la rade oléronaise par le sud, le but étant de protéger Rochefort notre arsenal maritime.
Pour accéder aux navires il vous faudra alors emprunter la chaussée submersible (photo 4) qui est une véritable patinoire !! Gare à vos fesses….on vous aura prévenus. Remarquez les rails parallèles à la voie piétonne, des wagonnets amenaient commodément bagages et petites marchandises.
Nous voici enfin sur le bateau, (photo 5) la traversée sera courte, pas le temps d’avoir le mal de mer. Tout au plus 20mn et  ce dans un coureau souvent très calme. Le patron André Bouineau contrôle lui-même les tickets, nous le retrouverons tout à l’heure à la barre.
Un dernier coup d’œil intérieur sur ce magnifique fort nous le montre en parfait état. (photo 6) On distingue ici parfaitement les emplacements circulaires ou pouvaient pivoter les canons.
Il sera canonné par les batteries de la citadelle pendant la seconde guerre mondiale, nous le découvrons en piteux état après la guerre. Heureusement il sera restauré et se visite tout au long de l’été.
Le commandant André Bouineau est à la barre du« Chapus Remarquez le tube vertical à sa droite qui lui permet de communiquer avec la salle des machines. André Bouineau sera maire du Château d’Oléron de 1881 à 1912. La compagnie oléronnaise fondée le 25 mars 1882 emmétra même des actions. Vous êtes arrivés c'est bien... vive les vacances, le reste est une autre histoire.

La gare "petite vitesse" de Bourcefranc le Chapus

Le 11/12/2015 à 09:47

Voici un cliché unique de la gare "petite vitesse" de Bourcefranc le Chapus, plus précisément c'est le hall marchandise que l'on voit. il sera détruit par une tempête le 23 septembre 1914. Nous sommes en 1910 environ et les ostréiculteurs vont partir à la marée.En arrière plan nous avons une diligence qui venait récupérer sans doute les voyageurs qui arrivaient ou alors les emmenait vers une autre destination. Un groupe d'estivants semble se diriger vers la diligence, ils sont reconnaissables à leurs tenues bourgeoises.
Sur la gauche de la photo nous apercevons un restaurant... Est-ce celui de l'hôtel terminus ?
Cette gare servira pendant des décennies encore pour acheminer les bourriches d'huîtres débarquées au port qui est à 150 mètres tout au plus.

Le port du Château d'Oléron

Le 05/12/2014 à 14:47
 
Voici en 4 clichés, une partie de l'évolution du port du Château. La première photo en haut à gauche nous montre le grill de carénage. La demie lune du marais la protégeait. Sur la photo en haut à droite, on peut voir l'arasement de cette demie lune (ouvrage triangulaire de protection d'une courtine). La demie lune arasée sera tronquée pour faire le parking du pied de la citadelle actuel. 
 

La photo en bas à gauche nous montre elle de son côté en arrière plan un bâtiment qui existait alors et qui s'effondra en partie à cause du manque d'entretien et des remous des hélices de bateaux. Vous pouvez également voir la dame seule qui protégeait de l'incursion des ennemis (colonne sur le muret). Si nous revenons sur la photo aérienne nous comprenons l'emplacement du bâtiment. Enfin, la photo en bas à droite nous donne un aperçu du port dans les années 60... Le port a été agrandi, il a sa forme actuelle....allez c'est pour vous !

Fête au village de La Menounière en cet été 1932

Le 22/07/2014 à 13:50
C'est la fête au village de La Menounière en cet été 1932 !! Il doit faire bien chaud au regard des tenues, tous ont un couvre chef. De toute manière on ne sortait pas "en cheveux". Au premier plan, nous distinguons l'abreuvoir dans le quel venaient se désaltérer les bêtes. Un mât de cocagne a été planté, on y accrochera autour de l'anneau des lots que décrocheront les plus forts. Un drapeau français le domine. Plus loin, un chapiteau sans doute d'un cirque ambulant est dressé. Une grande tente avec un auvent un peu baissé accueillera du public qui déjeunera à son ombre, des stands épars offrent gâteaux et autres babioles aux badauds. En 1932, la guerre de 1914/1918 se fait oublier. Une autre approche, mais laissons ces gens là s'amuser, la journée sera belle!!!
 

Un jour d'été en 1860 ... entre Saint-Trojan et Le Chapus

Le 30/01/2014 à 16:08
Des bateaux amenaient depuis le Chapus des touristes à Saint-Trojan directement. Nous sommes là au bout du chenal du port de la petite bourgade, le bateau est plein à craquer. Nous devons être en pleine saison estivale!! Depuis 1860 Saint-Trojan reçoit des "parisiens" nom générique donné aux gens d'ailleurs qui venaient de la ville!! Il y a une différentiation à faire entre trois types de visiteurs :

- 1 le touriste...du mot anglais : tour qui indique un voyage circulaire donc un voyageur qui ne fait que passer
- 2 le vacancier, celui là profite de ces moments de repos, il vient en villégiature
- 3 l'estivant, qui comme son nom l'indique vient en période estivale.

Bon pour l'instant laissons les débarquer.... nous ferons plus tard le tri là dedans!!!
 

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