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Saint-Just-Luzac

Saint-Just-Luzac est la commune la plus vaste du canton. Elle présente un territoire complet du point de vue des activités et des paysages : des terres calcaires de l'ancienne « île » de Saint Just, des marais doux (dits « marais gâts ») au nord, des marais salés au sud, du côté de la Seudre.
 

Présentation :

L'importance de l'activité saunière au Moyen-Âge fut à l'origine de l'extrême dispersion des bourgs et hameaux qui constituent la commune de Saint-Just-Luzac. Les hommes gagnant du terrain sur les marais, les lieux de vie se multiplièrent le long de cette longue « île » de Saint Just, si bien que chaque village posséda son port, son lieu d'accès et de chargement : port de Chiffeu à Mauzac, Port Marceau à Luzac, Port Charretier à Saint Just…

L'abandon progressif des marais salants aux XVIIIe et XIXème siècles modifia profondément la vie économique locale. L'affinage en claires, particularité de l’ostréiculture sur le bassin Marennes-Oléron, remplaça la production de sel dans les marais salés de la Seudre. Aujourd'hui, c'est sur le territoire de la commune de Saint-Just-Luzac, dans près de 300 hectares de claires, que sont donc affinées un tiers des huîtres produites dans le Bassin de Marennes, grâce aux profonds chenaux de Luzac et de Recoulaine. La commune compte ainsi plusieurs cabanes d'élevage, réparties le long du chenal de Luzac (site de La Pauline), à Artouan et sur le site pittoresque de la Fosse Bertine.
 

Un peu d'histoire :

Les deux villages sont réunis sous un même vocable « Saint-Just-Luzac » depuis les années 1970. Aujourd'hui sereines, les relations ont pourtant été longtemps hostiles comme en témoigne l'adage qui parlait de  « Saint Just la Catholique » et « Luzac la Protestante ».

On ne trouve aucunes mentions du premier temple, appelé « temple de Saint Just » dans les textes anciens. Construit en 1600, il fut détruit en 1685, à la Révocation de l'Edit de Nantes. Sa cloche, rare et préciseuse, est le seul élément à avoir survécu à cet évenement. Datant de 1604, elle fut cédée aux Récollets de Marennes et se retrouve aujourd'hui liée au clocher de l'église Saint Louis de Bourcefranc Le-Chapus.

Le temple actuel a été construit en 1930 grâce aux efforts des familles pourtant modestes de Luzac, expliquant la simplicité de la bâtisse. Les protestants disposèrent également d'un cimetière privé, situé entre Luzac et Mauzac, jusqu'à la fin du XIXe siècle. On peut encore y voir une vingtaine de tombes, gravées de noms et d'épitaphes, en forme de sarcophage symbolisant le cercueil. La plus ancienne date de la fin du XVIIIe siècle.

 

Patrimoine :

Le Moulin des Loges tire son nom des abris en végétaux abritant autrefois les sauniers et le sel. L’historique de cet édifice reste assez flou. Sur une des pierres du moulin, il est fait mention de l'année 1719. Inscrite en chiffres arabes et non romains, cette gravure parait inexacte ce que confirme un acte de vente du moulin datant de 1612. Sur les rives de la Seudre, on compta jusqu'à une dizaine de moulins, dont un datant du XIIe siècle, ce qui laisse penser que le Moulin des Loges fut construit à cette époque.
A marée montante, l’eau arrive par un petit chenal et vient alimenter une réserve. A marée descendante, il suffit de laisser s’échapper l’eau de la réserve. La pression entraine une roue qui actionne le mécanisme et fait tourner les meules.

Malgré l'ampleur du territoire de la paroisse et le grand nombre de villages dispersés, l'église de Saint Just a pendant longtemps été le seul lieu de culte. Trop petit face à l'important nombre de fidèles, la richissime abbesse de Saintes décida au XVe siècle d'en faire un vaste chantier. L'église s'ouvra alors de manière classique, sur 3 portails mais sans clocher. La construction de ce dernier ne débuta qu'au début du XVIe siècle, avec un porche triangulaire très original. L'architecture est raffinée, la décoration des montants du porche et de la porte renaissance, à l'intérieur, est élégante. Au début des guerres de religion, en 1568, l'église, encore sans clocher, devint un lieu de défense. Le projet de clocher fut alors définitivement abandonné. A la place, une cloche baptisée « Françoise », du nom de l'abbesse, fut installée en 1612 dans un petit massif de pierre bien modeste.
Une légende raconte que l'architecte de ce clocher resté inachevé fut assassiné par son frère, jaloux d'un plan plus ambitieux que celui qu'il projetait lui-même pour Marennes… De ce fait, le clocher n'a jamais été jamais terminé. Dédiée à Saint Just, cette église est classée monument historique en 1910.

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