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Bourcefranc-Le Chapus

Bourcefranc-Le Chapus, dernière commune avant l’île d’Oléron, est constituée de deux villages. Bourcefranc (de « bourg franc » car exempt de taxes) et Le Chapus (de « caput » ou tête en latin). C’est aujourd’hui, le port ostréicole le plus important du bassin de Marennes-Oléron. D’ailleurs, la commune accueille le Lycée de la Mer et du Littoral, formant les jeunes aux métiers de la mer et, en particulier, à l’ostréiculture.
 

Présentation :

La commune est composée de différents hameaux. Outre Bourcefranc et Le Chapus, elle compte La Pimpelière, La Sainceaudière, Châtain et une partie des villages de Nodes et de la Chaînade. Depuis toujours l’activité est tournée vers la mer. Autrefois sauniers ou pêcheurs, les habitants sont aujourd’hui pour beaucoup ostréiculteurs et pour quelques autres encore pêcheurs. Bourcefranc-Le Chapus possède une plateforme logistique conchylicole très importante pour l’expédition des coquillages et des huîtres en particulier. C’est de Bourcefranc que l’on prend le viaduc pour se rendre sur l’île d’Oléron.
 

Un peu d'histoire :

Le nom de Bourcefranc semble indiquer qu’un bourg fut fondé au fond de la baie du Chapus, sans doute par le prieuré de Marennes, dépendant de l’Abbaye aux dames de Saintes à laquelle appartenait aussi « la Pointe ». Autrefois le village se situait sur l’ancien golfe de Saintonge. Les alluvions charriés par le fleuve de la Charente au nord et la Seudre au sud provoquèrent son envasement. Cela permit l’implantation de marais salants au Moyen-Âge.

A l’origine, Le Chapus et Bourcefranc n’étaient que des hameaux rattachés à la commune de Marennes. Après plusieurs pétitions signées par les habitants, Bourcefranc-Le Chapus devint une commune à part entière le 28 mars 1908. Léon Oriou fut le premier maire élu et cela jusqu’en 1935. Pendant longtemps le village porta le nom unique de Bourcefranc.  Ce n'est qu'en 1970 que par décret, il prit son nom définitif de Bourcefranc-Le Chapus.
 

Patrimoine :

Dernière fortification construite sous le règne de Louis XIV, le Fort Louvois, bâti sur le rocher du Chapus, a pris le nom du ministre de la guerre qui ordonna sa construction. Menée par François Ferry selon les principes de l’architecture militaire définis par Vauban, celle-ci débuta en 1691 pour s’achever en 1694. Les canons du fort croisaient leur tir avec ceux de la citadelle du Château d’Oléron, de l’autre côté du Coureau, afin d’en interdire le passage aux anglais et ainsi éviter qu’ils ne détruisent l’arsenal royal de Rochefort. Classé monument historique en 1929, le Fort Louvois fut endommagé en 1944 et restauré par les Bâtiments de France de 1954 à 1955. Aujourd’hui, propriété de la commune, il est ouvert à la visite et est accessible par une chaussée pavée submersible de 400 mètres.

L’église Saint-Louis fut érigée en 1687 par décision royale et à la demande de Madame De Maintenon. Elle s'ouvra aux fidèles en 1694. L’édifice présente une construction simple composée d’une nef, d’un transept peu saillant et d’un chevet en hémicycle. La première cloche de l’église, primitivement placée au temple de Saint-Just en 1604, fut transférée à l’église « neuve » de Bourcefranc en 1694. Le clocher actuel fut quant à lui ajouté par l’abbé Paul Bourgeon, curé de la paroisse, en 1957.

Le moulin de La Plataine est un moulin à vent du XVIIe siècle, entièrement rénové et propriété de la municipalité. Il peut se visiter lors des Journées européennes du patrimoine.

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